Influence - “Je ne sais pas combien demander” : le vrai problème n’est pas le prix

Feb 4 / 19h09
Beaucoup de créateurs bloquent au moment de parler d'argent avec une marque. Pas parce qu'ils ne veulent pas être payés, mais parce qu'ils ne savent pas quel montant demander. Ils hésitent, ils comparent, ils cherchent des repères, et finalement, ils finissent souvent par proposer un chiffre qui ne correspond ni à leur valeur, ni à ce que la marque attendait.
Le problème n'est pas le prix. Le problème, c'est l'absence de cadre pour déterminer et justifier un tarif. Et sans ce cadre, n'importe quel montant semble arbitraire, trop élevé, ou pas assez sérieux.

Ce que cache "je ne sais pas combien demander"

Quand on ne sait pas quel prix demander, ce n'est pas un manque de courage. C'est un manque de structure. 

Derrière cette hésitation, il y a quatre absences concrètes :

Vous n'avez pas de critères objectifs.

Vous ne savez pas sur quoi vous baser pour évaluer votre travail. Alors vous regardez ce que font les autres, vous comparez, vous estimez, mais rien ne vous semble vraiment solide.

Vous n'avez pas de repères de marché fiables.

Vous ne savez pas ce qui se pratique réellement dans votre secteur, pour votre type d'audience, pour votre format de contenu. Vous avez peut-être entendu parler de certains tarifs, mais sans savoir s'ils sont cohérents avec votre situation.

Vous n'avez pas d'offre clairement définie.

Vous ne savez pas exactement ce que vous proposez. Un post ? Une vidéo ? Plusieurs contenus sur plusieurs plateformes ? Et surtout, vous ne savez pas comment différencier ces prestations en termes de valeur.

Vous n'avez pas de raison assumée pour justifier un prix.

Même si vous avez un chiffre en tête, vous ne savez pas comment l'expliquer. Et si la marque vous demande "pourquoi ce montant ?", vous n'avez pas de réponse structurée.
Ce n'est pas un problème de confiance en soi. C'est un problème de cadre d'évaluation. Et ce cadre, il se construit.

Ce que regardent réellement les marques

(et ce n'est pas ce qu'on croit)

Les marques ne fixent pas leurs budgets au hasard. Elles ont des grilles internes, des critères précis, et des objectifs mesurables. Et ce qu'elles regardent en priorité, ce n'est pas toujours ce qu'on croit.

des marques ont des tarifs fixes

des marques préfèrent l'alignement

des campagnes sont évaluées selon l'engagement
Un post réfléchi, bien ciblé, avec une vraie cohérence entre votre univers et celui de la marque, vaut souvent plus qu'une série de posts génériques. Les marques le savent. Et elles paient pour cette qualité.
Un créateur qui a 50 000 abonnés mais dont on ne comprend pas le positionnement sera moins sollicité qu'un créateur à 10 000 abonnés, mais dont l'activité est claire et cohérente.
La collaboration est un acte professionnel, pas une récompense accordée à celui qui a le plus de visibilité.
Ce que les marques cherchent, ce n'est pas quelqu'un d'influent. C'est quelqu'un avec qui elles peuvent construire quelque chose de compréhensible et de durable.

Ce que ça provoque concrètement

Quand on se fixe "devenir influenceur" comme objectif, on se met à fonctionner par imitation et par dispersion. On teste tout ce qui semble marcher ailleurs. On copie les formats, les codes, les timings. On publie beaucoup, sans toujours savoir pourquoi, en espérant que quelque chose prenne.

Le problème n'est pas la charge de travail : c'est l'absence de direction. On s'active, on produit, on poste, mais sans cadre clair, on ne construit rien de lisible. Et à force, on finit par dépendre entièrement de l'algorithme, du timing, de la chance. Chaque contenu devient un pari, jamais une continuité.
Cette incertitude permanente fatigue plus que n'importe quel volume de production. Parce qu'au fond, on ne sait pas vraiment ce qu'on fait, ni pourquoi on le fait. On a juste l'impression d'être en mouvement, sans savoir dans quelle direction.

Trois questions à garder sous la main

Si vous voulez avancer concrètement, voici trois questions à vous poser régulièrement, pour clarifier progressivement ce que vous construisez :

Ce qu'il faut viser à la place

Au lieu de vouloir "devenir influenceur", il vaut mieux construire une activité d'influence claire. Une activité, c'est quelque chose qu'on peut expliquer, présenter, améliorer. C'est un positionnement, une intention, des choix assumés, une continuité dans le temps.Ça veut dire se poser trois questions structurantes :

Ça veut dire se poser trois questions structurantes :

Ma place sur le marché

Qu'est-ce que je fais concrètement, au-delà de poster ?
Quel rôle j'occupe, quelle valeur j'apporte, quelle contribution je propose ?

Mon audience

À qui est-ce que je m'adresse, précisément ?
Pas "tout le monde", pas "les gens qui aiment ce que je fais", mais qui, vraiment ?

Ma valeur sur le marché

Pourquoi une marque aurait intérêt à travailler avec moi ?
Pas parce que j'ai des abonnés, mais pour quoi exactement ?
Qu'est-ce que je rends possible, qu'est-ce que je facilite, qu'est-ce que je clarifie ?
Ces questions ne donnent pas de réponse immédiate. Mais elles ouvrent un cadre. Elles permettent de passer d'un fonctionnement par espoir à un fonctionnement par construction.

Ça se construit, dans la durée

L'influence, quand elle est réelle, se construit dans la continuité. Ce n'est pas un statut qu'on décroche, c'est une cohérence qu'on installe progressivement. La reconnaissance vient après, pas avant. Vouloir le statut trop tôt empêche justement de mettre en place ce qui permettrait de l'obtenir.

Ce qui semble lent au début est souvent ce qui tient le mieux. Parce que c'est construit sur des bases claires, pas sur de l'opportunisme ou de l'intuition.

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous

Rejoignez-nous

Ce cadre, on l'enseigne

C'est exactement ce qu'on travaille dans notre formation 19h09 : structurer une activité d'influence lisible, cohérente, et professionnelle.

Pas pour transformer tout le monde en influenceur, mais pour donner les outils qui permettent de construire quelque chose de solide dans la durée.

Le problème n'est jamais le talent. C'est le cadre, et ça, ça se travaille.

Créé avec